Top articles
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Emoi
Photographie de Katia Chausheva S'abstenir d'être pour que nos peines puissent marcher à côté de nous Nous ne leur tiendrons pas la main elles / dentelles effilochées si profonds sont leurs coeurs mendiants Je préfère qu'elles soient ombres de la brûlure...
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La dérobade
Photographie de Katia Chausheva. Les adieux, Je les touche du bout des doigts Des innocences rompues Qui déposent les armes. Immobiles. Il ne reste qu'un temps pour soi. Le 25 Avril 2015.
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Variation en moi mineur
Photographie d' Anna Aden. Tu es ce coeur muet Qui marche dans les bois Tes pas indociles s'évertuent à défier la torpeur / l'arrachement à la terre Nul ne t'attend / que la parole blessée.
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Ce lieu qui me ressemble
Photographie d'Anna Aden. Dois-je déposer une parole pour me sentir vivante Ou effleurer ce qui ne peut être Je n'ai que moi et cet insatiable langage ce marécage qui s'embrume dévoile sa blessure au premier jour du monde Le 2 Avril 2016
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Le bois des roses
Le bois des roses m'écorche le dos La morsure des paumes récolte la pluie La terre des amants m'ensevelit Je suis cette autre tendue entre le baiser et l'hiver. Le 12 Janvier 2013. Sculpture d'Auguste Rodin, "L'éternelle idole"(1890-1894).
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Saison muette
Photographie de Josef Sudek Et demain Demain est un fruit sans saison dérobé à la lenteur des choses Il frappe ma poitrine / je suis un nuage de cendres Le 8 Août 2016.
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Imagine la nuit
Descendre tomber s'émanciper de ses aboiements Imagine que je lui mente à elle / la joie en l'appelant ma douce " Untitled, New York", 1979-1980, photographie de francesca woodman
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Dans le blanc
Parfois, il me semble si près glissant jusqu'à l'abandon. Mon coeur est un oiseau qui déchire le ciel. Peinture d'Hanna Sidorowicz.
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Anna Akhmatova, poème.
Oui, j'ai aimé ces réunions, la nuit, Les verres glacés sur la petite table, Le café noir et son parfum subtil, La lourde chaleur du foyer en hiver, L'agressive gaieté d'un bon mot d'écrivain Et ce premier regard, désemparé, sinistre. 1917.
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1. La nuit
Le soir descend si vite avec lui viendra la nuit Je ne dors pas très bien je pense à la mort et je rêve de la mer pleine de soleil et de gens Cela me semble loin Derrière moi se tient ma grand-mère elle me dit : "Ne te baigne pas tu n'as pas pris ton...
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Intime
Photographie de Katia Chausheva. Je ne cherche plus les souvenirs De mes mains Je me dénude de ce qui m'attache. Je défroisse les mortes pâleurs J'étire la racine de l'Adieu Pourquoi rester si rien ne demeure. Sophie Lagal. Le 4 Janvier 2014.
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Ce qui reste est impudique
Et si quelque part, Tout n'était pas nu Mais étrangement caché Des perles à mes joues Comme de petites pleureuses Avides d'innocence Je mime le désir Être la corde sensible Du festin Avant que les mots ne tremblent dans ma bouche. Le 16 Mai 2016.
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Ici, poème d'Octavio Paz
Mes pas dans cette rue Résonnent Dans une autre rue Où J'entends mes pas Passer dans cette rue Où Seule est réelle la brume Extrait du recueil "Versant Est" Editions Gallimard, 1970.
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Butô
Le chant des corbeaux Des serpents qui dansent nus Mes cheveux volés aux ténèbres, L'aube se dénude de l'ombre des rêves.
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"Dehors, un taxi passe avec son chargement de fantômes. Octavio Paz. J'irai m'enraciner dans le matin étranger qui traîne son ombre furieuse. Avant, j'aimais ce que le soleil brûlait en moi. Le 18 Juin 2015.
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Racine
Si le monde était arbre Je serais racine Pleine Sensuelle Amante Criante vers le ciel.
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Publié depuis Overblog
Photographie de Katia Chausheva. J'ai rêvé que tu étais mais je devrais savoir que les rêves comme les promesses se disent éternels dans l'instant et se dérobent dès les premières lueurs du jour. Ne dis rien, les coquelicots me sourient et le chat aussi....
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Une feuille
J' aimerais être Comme La feuille au vent Qui vient Se poser sur le pied D'un passant. Une feuille vieillie Tachée de rouge Au plus près du soleil, Qu'il ramassera Pour me glisser Dans son livre. Il y'aura cette phrase, Je n'ai rien voulu d'autre Que...
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Chambre noire
Tu soumets à la grâce la férocité de ce qui te transperce L'animal devient poème.
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Minimaliste
Tu vis dans un reflet d'oeil épuré De quelle couleur est la fêlure ? De Celle qui te lèche la bouche ou De Celle qui ne te laisse pas crier Le 19 Juillet 2016.
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Mythe
Du temps à aimer, Du temps à perdre à aimer, Si ce n'est une illusion une fausseté magnifiée Il reste de la beauté Dans le clair-obscur Qui fait de moi Une étrangère. J'attends la promesse Qui dévoilera son visage. le 18 Janvier 2015.
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Ma nuque abrite une larme
Où le jour ose à peine s'émouvoir. Si tout est douleur, dans l'ombre des arbres, dans le pas des enfants qui courent Je glisse comme une petite héroïne qui veut entrer dans la lumière, j'inscris l'intime sur ma peau éphélide Comme un acte d'amour, je...
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Nocturne
Où puis-je mettre à l'abri la beauté qui m'échappe? Enfante l'énigme / je marche sur les absents. Une pièce d'argent perdue dans l'enfance / je marche sur les corolles. J'effleure le temps / profondément les mots purs se révèlent.
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Parfois
Les heures dessinent des foetus avortés Ni yeux, ni tête La mort rôde tout près. Le 1 Mai 2016.
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Brasier
Mon coeur s'assoit à côté de toi Immense est le lieu déserté Je ne viendrais plus hanter tes fantômes les anges se sont endormis dans mes mains. Le 4 Février 2016.
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