Top articles
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Mémoire-Amour
Il faudrait renaître vierge de tout souvenir de couleur de prénom évocateur Absoudre le vertige La Mémoire-Amour te regarde Immobile silencieuse Dans le reflet bleu du petit pull d'hiver Là où s'accrochent encore les mains tendues Pleureuses l'infini...
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Extrait, Nicolas De Staël, Le Vertige et la Foi de Stéphane Lambert.
Nicolas De Staël dans son atelier à Paris, automne 1951. Trouble est la relation de l'artiste à la reconnaissance. Un mélange d'attraction et de répulsion dont on peut pourtant comprendre les raisons d'être. Sans jamais avoir cherché " à satisfaire "...
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Manteau de pluie
Photographie, Bruno Ganz, "Les ailes du désir"de Wim Wenders, 1987. L'éternité ressemble à une rose piquante je veux être cette épine où naît le pétale frémissant Je veux être le soleil et la lune le calme du ruisseau et la tempête du désert Je veux être...
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Sylvia Plath : Je suis verticale
Sylvia Plath, peinture de Melinda Hagman. Mais je voudrais être horizontale. Je ne suis pas un arbre dont les racines en terre Absorbent les minéraux et l'amour maternel Pour qu'à chaque mois de mars je brille de toutes mes feuilles, Je ne suis pas non...
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Jérôme Pergolesi : poèmes
Photographie de Jérôme Pergolesi, 2015. 1. Tu lis en nage un dimanche et quiconque te voit conserve le pli du corps une averse entre le papier et la peau 2. L'aube s'émiette sur la terrasse en pente le café n'est pas bon mais il me sourit le reflet dans...
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Alena Meas, poétesse.
1 Il faut la suivre au fond de la durée Sans retourner le visage, Sans prendre congé, Mais toujours s'éloignant des autres, On peut arriver auprès d'elle. Il faut se déshabituer, Ne plus chasser l'insomnie Ni mépriser l'aube. Et au bord de la falaise...
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Christian Bobin, Mozart et la pluie
1. Pour me détacher du monde, il me suffit de porter mon attention du côté de ce qui résonne ---- la vérité, la pluie sur le toit d'une voiture, les mots d'amour ou les pianos de Mozart. 2. Douceur, grâce, charme : ces mots pour dire la manière de Mozart...
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Extrait, journal de Joyce Carol Oates.
Un journal comme un travail de prise de conscience. Tenter de noter, non seulement le monde extérieur, non seulement les "pensées" vagabondes, fugitives, éphémères, qui nous frôlent comme des moucherons, mais l'authenticité réfractaire et inviolable de...
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Anna Akhmatova : poème
Les uns échangent des caresses de regards, Les autres boivent jusqu'aux premières lueurs, Mais moi, toute la nuit, je négocie Avec ma conscience indomptable. Je dis : "Je porte ton fardeau, Et il est lourd, tu sais depuis combien d'années." Mais pour...
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Mémoires de Balthus : L'atelier
L'atelier, c'est le lieu du travail. Du labeur encore. Le lieu du métier. Ici, c'est essentiel. C'est là où je me ramasse, comme un lieu d'illumination. Je me souviens de celui de Giacometti. Magique, encombré d'objets, de matériaux, de papiers, et cette...
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Camille où êtes vous ? de Sylvie Andreu
Chère Camille, voici le livre que nous vous destinons, objet de rencontres inoubliables et d'émotions partagées. Mais comment pouvait-il en être autrement , quand on a la prétention de vous regarder en face et de s'interroger sur le sort qui vous a été...
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Sophia de Mello Breyner Andresen : Jamais plus
Jamais plus Tu ne marcheras sur les chemins naturels. Jamais plus tu ne pourras te sentir Invulnérable, réelle et dense - Perdu pour toujours Ce que tu recherchas par dessus-tout : La plénitude de chaque présence. Et ce sera toujours le même rêve, la...
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"Vie", Wadih Saadeh.
Wadih Saadeh. Elle tend la main vers moi En quête d'une ville Dans mes entrailles Et moi garçon insensé sur un vélo Qui fait fuir son cachot la nuit Qui marche ivre Portant sur son bras depuis le matin un homme fou Allant vers un sanatorium Ne gardant...
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Langage
Chaque jour est suspendu du même souffle Le feu et la grâce Le froid aussi Ta bouche mille fois imaginée Ta bouche mille fois mordue La langue sur la peau La nervure des veines L'ombre des mots Prolonge l'attente je suis celle qui désire De ce qui fait...
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Ararat de Bernadette Engel-Roux : extraits.
1. Que te dire, absente ? Il y a la neige, les montagnes Une guerre qui finit, Dans mes bras cet enfant Qui meurt -- Et toi. 2. Les mains des femmes, dans la décrue des rages, redonnent à ces pentes une douceur de collines. Les mains pieuses des femmes...
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Jérôme Pergolesi, poème.
Les notes sont dans le coeur, gorgées de silence entre chaque plongeon. Elle joue du piano. Dehors, l'orage est dedans, il se fond. En pluie, elle bat des cils et des images qui coulent, jalouses les unes des autres. La mélodie hésite entre le crawl et...
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La survivance : extrait
Pendant quinze ans, le lieu avait répandu de la lumière, du rêve, de la fantaisie. J'aurais pu y passer le reste de ma vie. Sauf que je n'avais pas pris garde au fait que rien, jamais, ne nous appartient. Ni les chambres qui donnent au soleil, ni les...
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Publié depuis Overblog et Facebook
Peinture de Martine Cros, "Femme sans visage", huile sur toile. 2000, 120x120. J'écris pour la petite blessure La lumière Au coeur du murmure Le désamour Du rêve Qui s'immisce J'écris pour la mémoire Ce chagrin Qui n'est qu'un cri. Me souvenir D'un botticelli...
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Frida Kahlo, "Souvenir", 30 Novembre 1922.
J'avais souri. Rien d'autre. Mais la clarté fut en moi, et dans les profondeurs de mon silence. Il me suivait. Comme mon ombre, irréprochable et légère. Un chant sanglota dans la nuit... Les indiens s'éloignaient, sinueux, dans les ruelles du village....
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Trois poèmes de Philippe Jaccottet
1. Je marche dans un jardin de braises fraîches sous leur abri de feuilles un charbon ardent sur la bouche 2. Ce qui brûle en déchirant l'air rose ou par brusque arrachement ou par constant éloignement En grandissant la nuit la montagne sur ses deux pentes...
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Elle
Elle ne dit rien Elle tait ses joies Ses douleurs elle ne pleure plus Elle continue de prier les matins où l'oiseau qui sommeille sur la plus haute pierre lui révèle son amour elle croit qu'il la protège pourtant ses ailes lui griffent le visage d'une...
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Dit au soir d'Ingeborg Bachmann.
Mes doutes, amers et inassouvis, s'écoulent dans les profondeurs du soir. La fatigue chante à mon oreille. J'écoute... Ce n'était pourtant qu'hier! Cela vient et toujours repart! Je connais les chemins du sommeil jusqu'aux contrées les plus tendres. Je...
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Sophie G. Lucas : poèmes
perfect day le bruit familier des enfants à l'étage et sous elle rien que le froid du carrelage fenêtres ouvertes l'odeur des pelouses rabotées au centimètre près pas un souffle d'air elle s'allonge sur le carrelage mains sur le ventre pour vérifier...
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Etty Hillesum, Une vie bouleversée suivi de lettres de Westerbork, extraits.
Mardi 26 août au soir. Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois, je parviens à l'atteindre. Mais plus souvent, des pierres et des gravats obstruent ce puits et Dieu est enseveli. Alors il faut le remettre au jour. Il...
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Chloé Bressan : le chant de la femme d'argile
1. Une grande distance, peut-être décochage d'une troisième tête Là... le sol sableux recouvert de neige absorbe les jambes de l'énigme As-tu marché as-tu maudit la ligne de chance dans la main de l'ange L'instant d'après est une provision incertaine...
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