Top articles
-
Bucolique
Peut-être, il est un temps dans lequel s'appauvrir à présent, ma robe d'hiver est sur mes genoux rougela liqueur de framboise aussi je boisla nuitlorsque le chant des moineauxconsoled'une quelconque vie avec des gestes tendres légère est la rose du matin...
-
Mark Rothko : Rêver de ne pas être
Impénétrables. C'est ce que disent à propos de vos rectangles de couleurs ceux dont la raison se cramponne. Il y aurait trop de choses à dire de la tragédie humaine, de trop nombreux faits à inventorier, et ce que vous vouliez saisir ce n'était ni le...
-
En ce jardin de Novembre
Murmure aussi léger, qu'il frémit d'un battement d'aile de papillon. Il entre dans ma maison.Nous sommes indissociables comme le vent et la plume, seulement égarés sur d'autres lèvres. Que nous arrivera t-il après quand la parole sera revenue du chagrin...
-
Sigurdur Palsson : Force de la poésie et autres poèmes
Force de la poésie : son aire Minuit Se frayer un chemin à la hache Temps venu la pendule devenant voyage Temps venu de se frayer un passage au travers de la forêt Syllabe après syllabe Percevoir la nuit derrière chaque arbre isolé Pas d'oiseaux pour...
-
Piet Lincken Edith Södergran : A itinéraire suédois
A /O A Eros Eros, toi le plus cruel de tous les dieux.pourquoi me guidais-tu jusqu'au sombre pays ?Lorsque les fillettes ont grandi jusqu'àêtre exclues de la lumièreelles sont jetées dans la pièce sombre .Mon âme ne planait-elle pas comme une heureuse...
-
Mark Rothko : Rêver de ne pas être
(Où va se loger ce que l'on a désappris ? Se peut-il que l'on détricote les premières mailles d'une existence pour endosser une vie nouvelle ?J'avoue ma perplexité lorsque parcourant des gloses sur Rothko je ne trouve guère que de brèves allusions à ce...
-
Matin : comme le début d'une étreinte
Tu espèrestoujoursvoir s'envoler les hirondelles de sous ta jupe c'est comme un vieux rêve lancinant Un souvenir où tu es seuleembarrassée avec tes pensées Tu dis : le passé est au passé ne rien remuer à peine sentir le léger filet d'eau dans la tasse...
-
Jérôme Pergolesi : Les chemins de la nuit
ICI Tu entres dans la cuisinel'aurore aux lèvreset l'autre te suit ce n'est pas moije meursen face du crimele café est ameret l'autre te suit Page 15 Le ciel en papierse froisse dans nos mainset brûle Je veux prendre tout l'orangedu jour qui tombeet l'infuser...
-
Au coeur est un précipice
Parfoisquand je m'ennuie je me prends pour ce que je suis réellement Une femme qui tourne autour d'elle-même Il m'arrive de frôler les villes mystérieuses dans lesquelles j'entends la litanie des âmes persécutées je demande alorsde garder l'innocence...
-
Correspondance : Vita Sackville-West et Virginia Woolf
Long Barn, Weald,Sevenoaks.17 Juin (1926) Ha, ha ! Regarde ce que j'ai trouvé. Simplement, retourne-le -moi parce que c'est trop précieux, je ne voudrais pas le perdre. J'aime qu'on épelle mon nom - je veux dire le nom de Harold - de travers. Il va falloir,...
-
Véronique Wautier : Continuo
rien s'endort moi aussi deboutminuscule soleil dans le rien accablantdans le rire accablant des géants mangent ma fenêtrela vie est en ordreaux joues rouges qu'on embrasse Page 12 Je marche pensées basses mains tristeset soudain je suisstupéfaitepar l'arrivée...
-
Dans les mains des enfants, les fantômes s'endorment
Comme une petite fille attend la nuit je regarde l'étendue du présentcar l'on sait que toute vie distrait les rêves fantômes venus de l'enfance Pourquoi le cerisier en fleur ne deviendrait-il pas oiseau rouge,le long de ma robe ? De l'autre côtés'élèvent...
-
Marée Haute
Peut-êtrene verrais-je rienlorsqueau-dedanss'envolera l'incurabledésir D'une femme aux abois Peut-êtrej'ai peineà étirerle peu du mondequi filtre à travers le drap rouge D'une humanité s'oubliant Y aura t-il d'autres possibilités d'aimerqui ne blesse...
-
Marie Huot : Ma maison de Geronimo
Dans ma maison de Geronimopersonne ne sait comment j'apprivoise le journi avec quelle violence je l'agrippeet le défiepour l'épingler finalement sous mes paupièresPersonne ne connaît le nom de l'oublietted'où je remontele coeur en pendule au bout d'une...
-
Metin Celal : L'intranquillité du quotidien
je suis seul, tu es seule, nous sommes seuls personne ne voit le vide en moi ; à ce que suscite une adresse déchirée, au fait d'être loin des battements d'un coeur, à l'impossibilité de sentir les saisons dans sa respiration, personne ne pense nous vivons...
-
Egon Schiele : Le portrait de la jeune fille pâle et muette
Une pollution de mon amour -- Oui. J'aimais tout.La jeune fille est venue, j'ai trouvé son visage, soninconscient, ses mains d'ouvrière ; j'aimais tout enelle. Il fallait que je la représente à cause de son re-gard et de sa proximité avec moi. -- À présent,...
-
Mark Rothko : Rêver de ne pas être
Souvent, la trouble impression d'être déjà mort et de marcher dans les pas d'une autre vie que la sienne. J'écris dans le noir. Je suis si peu sûr d'exister. Si quelque chose me pousse à écrire, c'est la folie de vouloir préciser la teneur de ces mots....
-
Laura Kasischke : Mariées rebelles
Le diable sort au chant du corbeau : La première nuit à tire-d'aile, nous avons pris notreenvol. Tout juste sortis de l'enfer, nous avons niché dans l'arbre à lunes parce que l'arbre de vie était chargé de citrons et que l'arbre de mort avait blanchi...
-
Lettre de Bram Van Velde à Samuel Beckett
Je suis au parc, un soleil d'été fait oublier des jours déjà froids et un commencement de grippe,mon côté faible. C'est possible que l'hiver sera dur à Paris, mais la vie reprend de plus en plus etnous serons nombreux pour partager la misère.Votre lettre,...
-
Wadih Saadeh : Je vais calmement vers le miroir
C'est délicat que tu me regardesQue tu me souris si je sourisJe t'en prie, ne tape pas à la porteJe suis à la fenêtre en train de contempler le pont L'acte noble, c'est moi qui l'ai accompli aujourd'hui :J'ai regardé la merJ'ai vu dans la rue des gens...
-
L'oeil coincé dans mon poème
Vois-tu ce que la chute fait de moi ? Une fine peau qui brûle A l'intérieur, le soleil se déplaceau bord de chaque émotion Comme une marionnette suspendue à un fil Dans l'attente, j'attends toujours Le soubresaut à faire tremblerle dernier oiseau de proie....
-
Ariane Dreyfus : Quand la terre bouge
J'ai mal tiré la couverture,Le chat s'endort dans un creux que j'ai fait Si je dors mal la nuit fait des plis, y retombentdes visages, trop de visages Le presque sommeil les soulève, ils retombent,Les déplace, des brindilles restent et tremblent Je suis...
-
Nathalie Riera : Puisque beauté il y a
Carnet de campagne I Elegeia et autres chants de soleil Des ornières et de l'eau Femme à lèvres fleur, j'écris ce qui est dans le désir d'être écrit, la parole des arbres habités,l'oiseau pour me rappeler ce qui est futile, l'enfance et son rire gracile...
-
Ceija Stojka : Auschwitz est mon manteau Et autres chants tsiganes
Le choix de l'éditeur Elle dit que "le tournesol est la fleur du Rom", qu'elle est une tsigane qui aime "la pluie, le vent et l'éclair , quand les nuages masquent le ciel". Elle dit qu'Auschwitz est son manteau et qu'elle ne connaît pas la peur car sa...
-
Albane Gellé : Souffler sur le vent
Il faudrait tenir registrepour toutes les odeurs de ficelle,les livres prêtés, les chiens perdus,noter l'assiette bleue, cassée lundipour aujourd'hui ça suffira : je ferai des caramels(mélancolie jetée dehors)et disposerai dans des cartonstrop de soucoupes...
/image%2F0921142%2F20150123%2Fob_32bf4e_19-janvier-3.jpg)