Et le vent
Peinture de Zao Wou-Ki poignarde l'armure de la femme que je fus. Le 28 Mai 2016.
Sophie G. Lucas : poèmes
perfect day le bruit familier des enfants à l'étage et sous elle rien que le froid du carrelage fenêtres ouvertes l'odeur des pelouses rabotées au centimètre près pas un souffle d'air elle s'allonge sur le carrelage mains sur le ventre pour vérifier...
Ce qui reste est impudique
Et si quelque part, Tout n'était pas nu Mais étrangement caché Des perles à mes joues Comme de petites pleureuses Avides d'innocence Je mime le désir Être la corde sensible Du festin Avant que les mots ne tremblent dans ma bouche. Le 16 Mai 2016.
Aussi
Les heures deviennent des chants d'oiseaux incertaines et pudiques Serai-je saisir la fulgurance de mes états d'orpheline ?
Kvar Lo de Sabine Huynh.
Les lieux où tu dors n'ont pas de lits ils sont de l'eau ne sont jamais les mêmes rumeurs qui te dispersent et te fêlent
Parfois
Les heures dessinent des foetus avortés Ni yeux, ni tête La mort rôde tout près. Le 1 Mai 2016.
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