Elle
Elle ne dit rien Elle tait ses joies Ses douleurs elle ne pleure plus Elle continue de prier les matins où l'oiseau qui sommeille sur la plus haute pierre lui révèle son amour elle croit qu'il la protège pourtant ses ailes lui griffent le visage d'une...
Humaine
Si nos vies étaient liées l'une à l'autre, j'aimerais que l'on ne s'attarde plus sur le mot : amour c'est comme la joie qui précède la douleur le cri avant le silence la déconvenue de l'âme qui demande sa part manquante. Le 23 Octobre 2015.
Chants juifs, Sonia Wieder-Atherton.
Sonia Wieder-Atherton. Prière Un funambule monte sur son fil. Il est encore porteur du brouhaha de la vie quotidienne. Il s'en détache petit à petit et avance. Il penche sur sa gauche, il rectifie, puis il se penche sur sa droite, rectifie encore. Il...
Dit au soir d'Ingeborg Bachmann.
Mes doutes, amers et inassouvis, s'écoulent dans les profondeurs du soir. La fatigue chante à mon oreille. J'écoute... Ce n'était pourtant qu'hier! Cela vient et toujours repart! Je connais les chemins du sommeil jusqu'aux contrées les plus tendres. Je...
Nocturne
Où puis-je mettre à l'abri la beauté qui m'échappe? Enfante l'énigme / je marche sur les absents. Une pièce d'argent perdue dans l'enfance / je marche sur les corolles. J'effleure le temps / profondément les mots purs se révèlent.
Duo : Fragiles sont mes miracles par Sophie Brassart et Sophie Lagal.
Personne ne se regarde, seuls les ventres ne respirent plus les yeux perdus sur leurs chaussures urbaines. Ce que j'aime, c'est regarder les gens des détails insignifiants deviennent des existences miraculeuses. Un grain de beauté sur une épaule un grand...
Extrait, journal de Joyce Carol Oates.
Un journal comme un travail de prise de conscience. Tenter de noter, non seulement le monde extérieur, non seulement les "pensées" vagabondes, fugitives, éphémères, qui nous frôlent comme des moucherons, mais l'authenticité réfractaire et inviolable de...
Butô
Le chant des corbeaux Des serpents qui dansent nus Mes cheveux volés aux ténèbres, L'aube se dénude de l'ombre des rêves.
Ma nuque abrite une larme
Où le jour ose à peine s'émouvoir. Si tout est douleur, dans l'ombre des arbres, dans le pas des enfants qui courent Je glisse comme une petite héroïne qui veut entrer dans la lumière, j'inscris l'intime sur ma peau éphélide Comme un acte d'amour, je...
Extrait, lettre de Marina Tsvetaeva.
Le 25 février 1931 Et quelques mois plus tard : MON DESTIN - en tant que poète - dans la Russie Prérévolutionnaire, est celui d'une indomptable, tandis qu'est en partie in-volontaire mon exclusion du cercle littéraire pour cause de mariage précoce avec...
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