Mortelle
Si le rêve ét ait ton visagej'aurais peur de le brûler Puisque rien ne vit à l'infini Le 23 février 2018Photographie de Kiss Andrea
Ceija Stojka : Auschwitz est mon manteau Et autres chants tsiganes
Le choix de l'éditeur Elle dit que "le tournesol est la fleur du Rom", qu'elle est une tsigane qui aime "la pluie, le vent et l'éclair , quand les nuages masquent le ciel". Elle dit qu'Auschwitz est son manteau et qu'elle ne connaît pas la peur car sa...
Polaroid 7
Et toutes ces promessesque l'on dit lorsqu'il n'y a plus d'espoir Et tout ces bagagesque l'on porte malgré nous J'aimerais qu'ils partent en voyage Une carte postale sur un grand ciel bleu Le 16 Février 2018 Photographie de Tamara Dean
Au bord : Sereine Berlottier
1. Ta voix Remplie pollen la gorge impossible à dire tout ce qui seraitComme on voudrait Ne reste que le tranchant de la craie sur le tableau noirOn écoute C'est peut-être le dos qui écouteLes épaules Par deux comme les oreillesLes pierres brillent La...
Polaroïd 6
Les jours ressemblent à de vastes demeuresdans lesquellesje range mes petits squelettes assisbien sages Au bordje veille à fermer la porte Le 24 Janvier 2018 Pastel, S.L
Les pensées
-- Écouter puis s'asseoir sur le rebord du monde -- Entendre sa plainte où sommeille la douleur -- Je ne peux me résoudre à être ce sans-visage parmi tant d'autres. Où il n y aurait rien à écrire dessus, à espérer, à aimer -- Pouvoir dire : je pose mes...
Lettre d'Amedeo Modigliani à Oscar Ghiglia
De son propre aveu, Amedeo est donc en proie à une bataille intérieure, qu'il ne parvient mêmepas à exprimer par des mots, faute de vocabulaire, tant que la conception mentale de son oeuvre, dont il sent confusément qu'il ne l'atteindra qu'à travers l'étude...
L'envol
Certains jourstu n'as plus peurattachée au moindre souffle de la terre penchée Le désir porte sa cicatrice Lui aussi Le 1 Janvier 2018 Peinture de Catherine Seher
Gravité
Suppléerau manquequi nous tombe des mains et si vivre était ce chagrin privilégié Le 14 décembre 2017Aquarelle de Léonor FiniSomnambule, 1995
Egon Schiele : Le portrait de la jeune fille pâle et muette
Une pollution de mon amour -- Oui. J'aimais tout.La jeune fille est venue, j'ai trouvé son visage, soninconscient, ses mains d'ouvrière ; j'aimais tout enelle. Il fallait que je la représente à cause de son re-gard et de sa proximité avec moi. -- À présent,...
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