Comme de la soie
Je rêve pour ne pas mourir Faut-il que ma bouche soit affamée pour espérer y accrocher l'arbre bleu de mes rêves A Martine CrosLe 30 Décembre 2016 Peinture "La cellule d'or" d'Odilon Redon, huile sur toile, 1892-1893.
L'ennui
est un chant de corbeaux qui brûle au-delà des arbres je retiens mon souffle Comment oser la nuit si rien n'échappe à cette rencontre imparfaite. Le 25 Décembre 2016 Peinture d'André Derain.
Plusieurs raisons de peindre des arbres : Yves Bonnefoy et Agnès Prévost
Et cette autre voie dans les arbres, nos pensées de la vie et de la mort. Cela aussi, c'est bien connu, nombre de peintres en auront été les témoins, il y a dans des frondaisons qui se détachent sur fond de ciel des trouées par lesquelles se jettent des...
Couleurs d'automne
Le poème naîtde couleurs étranges Qui pourrait savoir les forêts obscures à traverser Toi qui délies ta languedans l'eau douce de ses reflets Le 13 Décembre 2016.Photographie de Sarah Moon.
Jérôme Pergolesi : Les chemins de la nuit
ICI Tu entres dans la cuisinel'aurore aux lèvreset l'autre te suit ce n'est pas moije meursen face du crimele café est ameret l'autre te suit Page 15 Le ciel en papierse froisse dans nos mainset brûle Je veux prendre tout l'orangedu jour qui tombeet l'infuser...
Même une petite chambre
J'ai fermé les yeuxOuvrant la bouche pour que ma langueTouche une autre langue dans une autre bouche Cela donneUn éclat à peine étiréTout de suite arrondi Puis un sursaut, un envolQue n'ont pas vu les yeux rouverts Dès qu'on s'en écarte le lit ne bouge...
Captive
Elle sent le roseau qui grandit près de son coeur ses feuilles accueillent les oiseaux étranglés qui défont sa solitude Semblables à de petites blessuresperdues dans le paysage Le 27 Novembre 2016 Peinture de Vilhelm Hammershoi
Laissez-moi aimer les oiseaux
La pluie tape sur le bec du petit oiseau mort. Je pensais trouver un peu de lumière à l'orée du soirOùJe suis devenue une autrePlus tendre Plus frêle Laissez-moi aimer les oiseaux. Le 13 Novembre 2016. Peinture de Léonor Fini, "Le visage endormi", 19...
En ce jardin de Novembre
Murmure aussi léger, qu'il frémit d'un battement d'aile de papillon. Il entre dans ma maison.Nous sommes indissociables comme le vent et la plume, seulement égarés sur d'autres lèvres. Que nous arrivera t-il après quand la parole sera revenue du chagrin...
Lydia Padellec : Mélancolie des embruns. Aquarelles de Catherine Sourdillon.
1. Je me suis assise sur un rocher face à la mer. Le soleil et une petite brise sur le visage. J'ai regardé la mer et j'ai commencé à dessiner des mots en pensées. Ils avaient la forme d'une île, chaque syllabe le grain de sable d'une plage encore déserte....
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