Sylvia Plath : poème
MIROIR Je suis d'argent et exact. Je n'ai pas de préjugés. Tout ce que je vois je l'avale immédiatement, Tel quel, jamais voilé par l'amour ou l'aversion. Je ne suis pas cruel, sincère seulement --- L'oeil d'un petit dieu, à quatre coins. Le plus souvent...
Marie Laurencin : poèmes
Détail, "Mon portrait", 1924 de Marie Laurencin. Portrait Tu n'as jamais été séduit par ce qui s'appelle une belle journée Mais quelquefois tu humais l'air et t'acheminais Sans parler et foulant la terre de tes pieds longs et minces --- Nous avions des...
Minimaliste
Tu vis dans un reflet d'oeil épuré De quelle couleur est la fêlure ? De Celle qui te lèche la bouche ou De Celle qui ne te laisse pas crier Le 19 Juillet 2016.
Poème : Aksinia Mihaylova
Puisque je ne sais que faire de mes mains je serre un panier de figues contre ma poitrine pendant qu'il s'éloigne du jardin de la joie ayant boutonné le dernier rayon de soleil sur sa pomme d'Adam. Demain il va encore enfermer à clef dans le tiroir le...
Imagine la nuit
Descendre tomber s'émanciper de ses aboiements Imagine que je lui mente à elle / la joie en l'appelant ma douce " Untitled, New York", 1979-1980, photographie de francesca woodman
Françoise Ascal : Pierre noire, sanguine et pastel
Federico Barocci ( vers 1530-1612), Tête de femme, Etude pour une déploration, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, Besançon. Je t'ai tutoyée, tout de suite. Depuis notre brève rencontre, il y a trois semaines au musée des Beaux-Arts de Besançon, je...
Et le vent
Peinture de Zao Wou-Ki poignarde l'armure de la femme que je fus. Le 28 Mai 2016.
Sophie G. Lucas : poèmes
perfect day le bruit familier des enfants à l'étage et sous elle rien que le froid du carrelage fenêtres ouvertes l'odeur des pelouses rabotées au centimètre près pas un souffle d'air elle s'allonge sur le carrelage mains sur le ventre pour vérifier...
Ce qui reste est impudique
Et si quelque part, Tout n'était pas nu Mais étrangement caché Des perles à mes joues Comme de petites pleureuses Avides d'innocence Je mime le désir Être la corde sensible Du festin Avant que les mots ne tremblent dans ma bouche. Le 16 Mai 2016.
Aussi
Les heures deviennent des chants d'oiseaux incertaines et pudiques Serai-je saisir la fulgurance de mes états d'orpheline ?
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