Brasier
Mon coeur s'assoit à côté de toi Immense est le lieu déserté Je ne viendrais plus hanter tes fantômes les anges se sont endormis dans mes mains. Le 4 Février 2016.
A fleur de peau
C'est un jour Où le chagrin se déshabille Lentement. Que reste-t-il du désir ? Une soif amère de baisers déposés sur les lèvres des vivants. Je garde le secret des pas que je rencontre. Le 23 Janvier 2016.
Ararat de Bernadette Engel-Roux : extraits.
1. Que te dire, absente ? Il y a la neige, les montagnes Une guerre qui finit, Dans mes bras cet enfant Qui meurt -- Et toi. 2. Les mains des femmes, dans la décrue des rages, redonnent à ces pentes une douceur de collines. Les mains pieuses des femmes...
Ici, poème d'Octavio Paz
Mes pas dans cette rue Résonnent Dans une autre rue Où J'entends mes pas Passer dans cette rue Où Seule est réelle la brume Extrait du recueil "Versant Est" Editions Gallimard, 1970.
Emoi
Photographie de Katia Chausheva S'abstenir d'être pour que nos peines puissent marcher à côté de nous Nous ne leur tiendrons pas la main elles / dentelles effilochées si profonds sont leurs coeurs mendiants Je préfère qu'elles soient ombres de la brûlure...
Jérôme Pergolesi : poèmes
Photographie de Jérôme Pergolesi, 2015. 1. Tu lis en nage un dimanche et quiconque te voit conserve le pli du corps une averse entre le papier et la peau 2. L'aube s'émiette sur la terrasse en pente le café n'est pas bon mais il me sourit le reflet dans...
Trois poèmes de Philippe Jaccottet
1. Je marche dans un jardin de braises fraîches sous leur abri de feuilles un charbon ardent sur la bouche 2. Ce qui brûle en déchirant l'air rose ou par brusque arrachement ou par constant éloignement En grandissant la nuit la montagne sur ses deux pentes...
Une étrangeté
Un faux soleil jeté au feu / c'est dans le silence que j'apprends à aimer / l'autre côté du miroir.
Jérôme Pergolesi, poème.
Les notes sont dans le coeur, gorgées de silence entre chaque plongeon. Elle joue du piano. Dehors, l'orage est dedans, il se fond. En pluie, elle bat des cils et des images qui coulent, jalouses les unes des autres. La mélodie hésite entre le crawl et...
Anna Akhmatova, poème.
Oui, j'ai aimé ces réunions, la nuit, Les verres glacés sur la petite table, Le café noir et son parfum subtil, La lourde chaleur du foyer en hiver, L'agressive gaieté d'un bon mot d'écrivain Et ce premier regard, désemparé, sinistre. 1917.
/image%2F0921142%2F20150123%2Fob_32bf4e_19-janvier-3.jpg)