Vénus Khoury-Ghata
Ses rêves lui font croire qu'elle est éveillée un ange balaie sa cuisine un troupeau de buffles est lâché dans sa lampe Renversée la ville autour d'elle persuadés de frapper à une porte ses poings martèlent un sol fermé à clé Le rêve dit-elle est lieu...
Présence dominicale
La nuit conjugue au jour le verbe disparaître Sommes-nous des accoucheurs d'ombre et de lumière ? Le 6 Janvier 2019 Photographie d'Arslan Ahmedov
Dahlia Ravikovitch : Même pour des milliers d'années
L'occident bleu Tentative Souviens-toi que tu as promis de venir chez moi pour la fête, une heure après la tombée de la nuit. J'ai laissé des dettes un peu partout, peut-être voudras-tu les solder ? Puisque tu viendras à l'obscurité on ne te surveillera...
Polaroid 12
C'est dans l'écriture que dérive ma première solitude lorsque j'écris en moi-même Le 2 Janvier 2019
En attendant
Si près de ma bouche ce qui demeure n'est pas loin d'un léger tremblement Je suis quelquefois l'animal Où creuser sa tombe n'est pas loin d'être un poème égaré Le 1 Janvier 2019
Alissa Thor : Les heures de battement
Remue-ménage Pour tenir La distance Je tire Souvent Le petit rideau De ma fenêtre Fronçant L'amour Sur la tringle Je recule Le monde D'un cran Et l'attache... C'est un os Que je me donne À ronger Page 9 Merveille Tu entres Dans mes bras Comme Le soleil...
Ariel Spiegler : C'est pourquoi les jeunes filles t'aiment
J'ai mis ton chien dans mon poème. Il y a bavé très longtemps. Je pense à des dimanches blêmes d'hiver où il pleut doucement, au mois de mai qui veut qu'on aime et qu'on embrasse son amant. Le temps me fait peur à tourner. Je veux sortir de la semaine...
Polaroid 12
Et Le silence Devient moisson Comme il est temps d'envisager ce champ d'Or Le 4 Décembre 2018 Peinture de Malcom T. Liepke Black Sweater, 2017
Metin Celal : L'intranquillité du quotidien
je suis seul, tu es seule, nous sommes seuls personne ne voit le vide en moi ; à ce que suscite une adresse déchirée, au fait d'être loin des battements d'un coeur, à l'impossibilité de sentir les saisons dans sa respiration, personne ne pense nous vivons...
Adèle Nègre : rien. Ce que j'ai vu / se dérobe
: rien. Ce que j'ai vu se dérobe. M'échappent les figures pour se perdre dans la fugue de sommeil, défaites. Je cours après, débraillée, des lambeaux. Dans leur mansuétude, elles m'attendent au rocher plat du rêve moi essoufflée et trempée (mais c'est...
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