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Lapetiteblessure.over-blog.com

C'est trois fois rien

30 Septembre 2017 , Rédigé par Sophie Lagal Publié dans #Poèmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                  J'ai froid

C'est comme si j'étais partie
sans refermer la porte

Depuis
les branches se sont éparpillées autour de ma maison

Laissant
mon visage                                                          à la nuit

 

 

 

Le 30 Septembre 2017

Photographie d' Isa Marcelli
 

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Cartographie émotionnelle

28 Septembre 2017 , Rédigé par Sophie Lagal Publié dans #Poèmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai posé un caillou dans le creux de ta main
     J'ai voulu qu'il t'appartienne
même si le jour vole                     un peu de son éclat

 

Nous connaissons la latitude des baisers
accrochés à ce que nous sommes

 

Des lèvres ouvertes sur la pluie                 des fenêtres

 

 

 

 

Le 29 Septembre 2017

Photographie de Kiss Andrea

 

 

 


                              

 


 

 

 

 

 

 

 

 




 

 




 

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L'oeil coincé dans mon poème

22 Septembre 2017 , Rédigé par Sophie Lagal Publié dans #Poèmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vois-tu ce que la chute fait de moi ?

Une fine peau qui brûle

A l'intérieur, le soleil se déplace
au bord de chaque émotion

Comme une marionnette suspendue à un fil


Dans l'attente, j'attends toujours

Le soubresaut à faire trembler
le dernier oiseau de proie.

 

 

 

Le 22 Septembre 2017

Photographie d' Andrea Kiss

 

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Double

18 Septembre 2017 , Rédigé par Sophie Lagal Publié dans #Poèmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n'y a pas de place pour l'immensité
            je vis
           Aveuglement
la douceur des choses

 

Autour d'elles
           me reste
           la conscience
des saisons emmurées

 

Où je fus une enfant livrée au combat

 

 

                                           

 

                                            

Le 18 Septembre 2017

Photographie de Laura Makabresku.



 

 

         

 

       

         

 


          
 

 

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Ariane Dreyfus : Quand la terre bouge

10 Septembre 2017 , Rédigé par Sophie Lagal Publié dans #Les Autres-Miroirs et moi

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai mal tiré la couverture,
Le chat s'endort dans un creux que j'ai fait

Si je dors mal la nuit fait des plis, y retombent
des visages, trop de visages

Le presque sommeil les soulève, ils retombent,
Les déplace, des brindilles restent et tremblent

Je suis si près d'un amas de tremblantes brindilles

Le visage enfoui, ce n'est plus moi qui vois
Si en dormant je frémis j'aimerais semer ce frémissement

Mains ouvertes, semblant inertes, quand tout n'est-il pas
Prêt à devenir une seule peau que je touche sans la voir ?

Je ne m'inquiète pas, ma main va vers lui
Il est là, le ventre de l'animal, il me va


Même si mon bras se referme sur un tout petit corps

 

 

Page 44

 

Extrait du recueil de poésie "Le dernier livre des enfants"
Collection Poésie/Flammarion
2016

 

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Nathalie Riera : Puisque beauté il y a

7 Septembre 2017 , Rédigé par Sophie Lagal Publié dans #Les Autres-Miroirs et moi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                      Carnet de campagne I

Elegeia et autres chants de soleil

 

Des ornières et de l'eau

Femme à lèvres fleur, j'écris ce qui est dans le désir d'être écrit, la parole des arbres habités,
l'oiseau pour me rappeler ce qui est futile, l'enfance et son rire gracile que j'oublie.
Elancés sont les mots qui nous abreuvent.
Mais que reste t-il de leurs tissus de sable ?

                                                                                      à mes pieds la source

des matins où l'on se sent plus libre que la veille, de ne rien ignorer des antres
et des sécheresses
                                                                                      plénitude de l'instant

 

le rêve n'est pas toujours fruit de grâce. Il y a des creux en quête de consonance. Même les
euphonies perdent la rime à vouloir tout concilier.

 

Page 15

 

 

Nous sommes l'amour

 

 

J'ai mis à mes jambes des vieux bas tricotés de tiges et d'épines, et à mes pieds des chaussures
à talons de pierre pointue.
Je suis l'amour qui ne vous aime pas.
Pas de serpent à nourrir dans mon sein.

 

Page 22

 

 

...nous disent les arbres

 

ce que la terre
contient de passé
et ce peu de futur

 

dans l'embrasure
du sinistre

 

il n'y a plus
de musique
à nos fenêtres

 

des moustiques
dans l'embrasement des trilles

 

les grincements des invectives
des plissements de peau
de pierre
de mon gosier d'oiseau
j'écris

 

Page 30-31

 

 

Notre aventure, de ne vivre pas autre chose que nous maintenir, accepter, puis traverser, et faire en sorte à ne pas perdre pied, se tenir entre les sombres parfums et les ombres mobiles qui nous respirent.

 

recouvrer le secret de ce qui nous repose

             (la vie peut-elle prétendre à plus de limpidité ?)

 

que ces moments qui nous aident, à un peu moins de faiblesse, à un peu d'air comme de l'amour

              (ce calme est-il seulement possible à trouver ?)

 

Page 37

 

 

                      Carnet de campagne II

  La rosée sur les ronces l'enfance

 

 

                                   I

 

Dans la voix du poète, comme une peur de mourir de sécheresse. Et puis ce regard qui cherche à déserter ce qui l'envahit.

                               La page encore trop habitée.


Et lorsque la rage est d'être seulement une tendance qui fait fureur, ayant perdu son art de faire remuer et nous salir les lèvres.

 

Et lorsque les gestes d'offrir et d'accueillir sont totalement bannis.

 

Davantage que lire un poème, lire un poète nous ouvre la plus libre des routes, malgré les enclos.
Et ce que nous avons à craindre de cette ouverture véhémente : son souci de pacifier ou de rendre solidaire ce qui en nous demeure en proie à l'indéterminé, l'équivoque, l'honteux, l'entortillé ; ce qui en nous est douceur et démesure, félicité et futilité, ratures et rictus.

 

Ce que j'aime entendre d'un poème : des notes d'air et de basalte ; des désirs de disculpations, des virevoltes de danseurs ; des déserts de cailloux ; notes noires et blanches de nos joies.

 

Page 41-42

 

 

                                      II

 

Des chuchotis d'insectes le papier que tu froisses, le craquèlement de tes lèvres : ce que tu cherches à écrire, alors que tu ne sais encore rien du froid, et de ses crimes.

          Un bruit d'abeille la mer et l'aube, écrire pour tout
    ce qui est terre, et fragile. Ainsi nos feuilles rugissantes
    dans les poussières sonores des cités, ou dans les arbres
    qui nous enseignent les branches et leurs coups d'archets.

 

         Et mes souvenirs blancs comme du jasmin.

 

Page 46

 

 

...blancs comme quitter le nid pour se désaltérer.
Je me souviens, à mon retour, un nid calciné par
le soleil.

 

            Ainsi serait le commencement d'être.
Et toujours le même retour vers ces mêmes
choses, autant qu'il m'en souvienne.

 

Emmitoufler ma désolation ou m'en défaire,
me dénouer, quand il peut faire beau dans
l'immensité du désert.

 

Page 48

 

 

Ces flammes des fleurs

 

d'eau et de cendre ce qui fut, dis-moi seulement les mots comme ce qui est loin n'est pas plus
indéchiffrable que ce qui est près, est là, de passage comme le poème

 

quand ses fleurs se nouent à mon feu

 

Page 55

 

 

Nathalie Riera
Puisque beauté il y a
Editions Lanskine
2010

 

 

 

 

          

 

 

 


 

                                                                                                                                                                             
 

 

 

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De l'autre côté

3 Septembre 2017 , Rédigé par Sophie Lagal Publié dans #Poèmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas où commence l'oubli

  La mémoire déploie
  ses gestes quotidiens

et avec eux                     la disparition des sens

 

Je ne célèbre rien        Je m'attache à rester vivante
 

 

 

 

Le 3 Septembre 2017

Photographie de Tamara Dean

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